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Le nombre
En page 27 (chapitre II – le nombre),Feu
Mammeri avait écrit :
« Il y a en
berbère, deux nombres : Le singulier,
Le pluriel. »
- Formation du pluriel :
« Pour
former le pluriel, tout au masculin qu’au féminin, on fait subir au
singulier ‘
LES MODIFICATIONS ’ portant » :
D’une part, sur la voyelle initiale du mot, D’autre part, sur le corps du mot.
En lisant de ces énoncés,
le plus peu initié en matière de langues donnera pour cette langue, un
qualificatif qui la rapprochera d’un parler
de babouins, en d’autres termes, d’un patois, d’une langue morte !
Académiquement
parlé, toute langue dont on modifie le corps du substantif pour obtenir son
pluriel est morte !
Impropres à la consommation scolaire !
Notre auteur
parle de la modification de la voyelle initiale de noms, ce qui signifie que,
les substantifs i mazipen n’ont pas d’articles !
Il avait oublié
que les substantifs féminins ne commencent pas par une quelconque voyelle !
Il donna, tout de même, deux substantifs qui, pour lui, font exception à sa
règle. Il écrit :
Ne subit
jamais de modification. Il fera :
Ul
|
Ulawen
|
cœur / cœurs.
|
Tuzyint
|
ne
subit jamais de modification.
|
Il fera :
Tuzyint
|
Tuzyinin
|
La belle / Les belles.
|
- Or, si ‘
Ul
’ commence si bien par la voyelle ‘
U
’ et qu’au pluriel cette voyelle est inamovible, le substantif
‘tuzyint’ commence quant à lui par la consonne ‘’T’’ !
Pour renseigner ses lecteurs et lectrices sur
la façon dont ils doivent
obtenir, former les
pluriels de substantifs, il écrit :
‘A’
devient presque souvent ‘
I
’.
Il est très rare qu’il devienne ‘
U ’
nous tient-il informés en donnant cet exemple :
Ici, ouvrons une parenthèse pour nous poser
cette question :
‘As’
au singulier, quelle raison suffisante avait poussé feu Mammeri pour écrire
‘Ussan’
en utilisant ‘deux ‘s’ ?
Nous lisons, toujours dans le même paragraphe :
« On forme des pluriels en modifiant
‘’une’’
ou ‘’plusieurs’’ voyelles du singulier.
En ce cas,
poursuit-il, au pluriel une voyelle ‘’A’’
remplace toujours ‘’
U
’’ ou ‘
I
’ dans la dernière syllabe du singulier. »
Il donna les exemples suivants :
Azru
|
Izra
|
Amcic
|
Imcac
|
Agyul
|
Igyal
|
« On peut
même combiner les deux procédés et former le pluriel à la fois en ajoutant
une désinence et en modifiant certains sons du radical du singulier »
Il donna pour exemples :
Vous remarquerez ici aussi qu’au singulier
‘afus’ est écrit avec un ‘s’ alors qu’au pluriel, il utilisa
‘deux ‘s’ !
- Où est la nécessité ?
Et, finalement, ‘ afus
’ et ‘ ifassen ’, s’agit-il là du
même mot ?
Il est vrai que feu
Mammeri avait fait son cycle primaire, moyen, secondaire, universitaire en
langue française, c’est pourquoi qu’il écrit aussi très bien la langue
de Victor Hugo.
Ta maziptt ?
Pour lui et l’ensemble de phonétistes i
mazipen ou étrangers à
ta maziptt, il suffit
de connaître cet alphabet latin aménagé pour devenir ‘greco-latin’ pour
qu’ensuite écrire dans cette langue.
Si feu Mammeri fût
un habile auteur d’expression française, quant en ta maziptt, si ces
travaux linguistiques ne font pas reculer cette langue, ils ne la font pas non
plus avancer sur la scène littéraire, académique, et de scolarité. Avec
cet ensemble de ‘relevés descriptifs cacographiques de substantifs
i mazipen, feu
Mammeri n’instruit plus personne sur la réalité graphique de la langue ta
maziptt. Ses œuvres restent très loin de l’écrit orthographique.
En matière d’écriture
de langues, les académiciens ont toujours avancé que c’est l’orthographe
qui doit toujours l’emporter sur l’écrit phonétique pour qualifier ces
langues d’enseignables.
Feu Mammeri’ avait,
quant à lui, fait que reproduire scripturairement l’oral a mazip. Nous
sommes convaincus et persuadés que, pour qu’un lecteur, un élève, un
apprenant, écrira ta maziptt de
la façon, de la manière que le fait feu Mammeri, son enseignement ne nécessitera
qu’une année d’école, de scolarisation, au cas où il s’avéreront
assez paresseux. S’agissant d’élèves, d’apprenants éveillé, leur
scolarité ne doit, ne peut aller au delà d’un trimestre.
Cependant, les
adultes, instruits dans d’autres langues, il suffirait de leur expédier, à
domicile, cet alphabet phonétique aux caractères greco-latins pour que dès
le lendemain, ils sont déjà, des écrivains, des auteurs de chiffons qu’on
qualifiera par ignorance de l’écriture orthographique de langue ta maziptt
‘des livres’, des romans !
Finalement, un
livre qui contiendrait des milliers de mots de la langue, mais, qu’aucun de
ces mêmes mots n’est identique à son équivalent écrit isolément dans le
lexique ou dictionnaire de cette même langue, de quoi peut-on le qualifier,
si ce n’est pas de ‘chiffons’ ?
 
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