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sur Tajerrumt
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« Ce manuel n’est pas une grammaire berbère » avait écrit en préface du « Précis de
grammaire berbère »
intégralement traduit dans une certaine tamazigt pour lui emprunter le titre non moins flatteur :
« tajerrumt n t mazigt ». Feu Mammeri Mouloud.
Il ne se proposait pas de donner de la langue une description scientifique. Il
écrit :
« Le précis de grammaire berbère a été conçu surtout pour permettre
une transcription rationnelle et correcte et, en quelque sorte, pour fonder en
raison les règles d’orthographe »
Il est vrai que nous aurions bien voulu comprendre que :
« Précis de grammaire - Tajerrumt n t mazight » sont ces
documents qui ne feraient que traiter superficiellement de la grammaire berbère
mais pas de son ‘orthographe’, cette dernière matière restant à faire.
Or, pour se contredire, verser dans la confusion, mettre dans l’indécision
le lecteur, feu Mammeri écrit :
« Nul point n’a été négligé,
si bien que ces éléments de grammaire ne sont seulement suffisants à une
transcription correcte, mais aussi à la connaissance des structures
essentielles de la langue »
Structure essentielles de la langue ?
De quelles structures s’agit-il ?
Orales ?
Graphiques ?
C’est incontestablement à celles-ci que notre auteur faisait
allusions !
Pour notre auteur, cela suppose aussi : Les règles d’orthographe de ‘tamazight’ ou
‘tamazig’ ?
Pour nous qui aimons appeler un chat ‘un chat’, nous restons convaincus
que feu Mammeri n’avait aucunement fait allusion à l’écrit « orthographique »
de la langue tamazight !
Le Précis de grammaire berbère et tajerrumt n tmazight étaient
pour feu Mammeri ‘des œuvres esquisses’ qui reste à améliorer,
mais, tout en donnant impression aux lecteurs qu’à travers ces ouvrages, le
problème de l’orthographe de la langue ta maziptt est résolu !
Pour ceux, celles utilisant feu Mammeri comme béquilles tout en relevant des
insuffisances dans ses œuvres qu’ils exploitent à desseins tout en
s’octroyant, s’arrogeant le droit de leur porter des corrections,
continuent, consciemment, intentionnellement à faire avaler leurs propres médiocrités
en ne ratant aucune occasion pour se réclamer de ‘l’école Mammeri’,
d’incontestable professeurs de langue berbère !
La fameuse phrase : « Nous avons défriché, maintenant aux autres
de continuer » se trouve remise en cause, d’une part,
par ces inconditionnels de feu Mammeri, d’autre part, par lui-même,
à travers la préface du « précis de grammaire berbère »
Cette considération ne nous
empêche pas de faire lecture rétrospective, de ces œuvres, et de relever,
au passage, les nombreuses insuffisances orthographiques et grammaticales dont
elles sont porteuses et les exposer, non seulement aux seuls spécialistes de
la langue ou qui se vantent de l’être, mais aussi aux plus peu avisés,
pour le moins initié en la matière, en d’autres termes, à l’ensemble
des apprenants de la langue ta maziptt.
BAHBOUH Lehsene.
 
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