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Langue » Tira n tamazight   ( taqbaylit ) »

 

Alphabet et Règles d’écriture

Chapitre I et II :  

 

      L’alphabet se compose de 23 lettres d’origine latine : A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, Q, R, S, T, U, W, X, Y, Z, (*) Et de deux lettres d’origines grecque : Gamma ( G ) et epsilon ( å ).

      Pour rendre les sons emphatiques, on ajoute un point ( . ) sous les lettres concernées : R, S, T, D, C, Z .

     Pour rendre les diphtongues (sons composés), on ajoute un chapeau renversé sur : G, C, ( pour dj et tc ) et une cédille sous : t, z, pour avoir ( ts ) et ( dz ).

     On note la vélarisation en ajoutant un ‘’ w ’’ à la lettre concernée : bw, gw, kw, ( l’auteur s’excuse pour cette entorse à la règle de transcription N° 1. Il faut bien une exception ! ).

Il note par ailleurs que la vélaire est une réalisation régionale et qu’on peut ne pas la noter.

     Néanmoins, sa notation est nécessaire pour distinguer par exemple : ak (tous) ak ( pronom personnel indirect ).

     A noter que les lettres : b, d, g, t, g, k, k, connaissent chacune, deux réalisations phonétiques proches, mais distinctes : une réalisation occlusive (dure) et une réalisation spirante (mouillée).

Exemples : 
                   b, berrez  ( occlusif ) baba ( spirant soit ‘ vava ’ )
 

d amendil

(occlusif)

adrar

(spirant) 

g argaz

(occlusif)

igenni

(spirant)

k ibki

(occlusif)

akal

(spirant)

t ntu

(occlusif)

tala

(spirant)

 

      La règle 4 nous dit qu’il n’y a pas de différence (autre que phonétique) entre ces deux sons. Donc, un seul caractère pour deux sons différents. Pour exemple, nous avons ‘’ akal ’’ est occlusif dans le sud et spirant dans le nord.  

 

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     Voilà un alphabet et des règles d’écriture qui tirent toute leur légitimité du système de transcription international.

     Fort de cette légitimité scientifique d’outre-mer, quel est la sommité nationale qui puisse le remettre en cause ?

     Pourtant, il est bien question d’une langue nationale, qui, mieux que ses usagers, peut chercher les moyens adéquats pour sa promotion ? Le génie d’une langue est dans ses hommes, pas ailleurs !

A quoi se résume ce système ?

     Sur 26 lettres latines, on en prend 23 et on en jette 3 (O. P. V. ) pour introduire à leur place 2 lettres grecques.

     On distribue des diacrités (^,  ç) sur et sous les consonnes pour marquer l’emphase et les sons composés. S’est-on jamais posé les questions suivantes :

N ’ y - a-t-il pas confusion entre diphtongues et spirantes ?

     Les représentations graphiques des diphtongues ne sauront elles pas jouer un rôle décisif dans l’élaboration d’un alphabet pan-berbère et l’unification du lexique ?

     Si ces questions ne vous sont jamais venues en tête, c’est que nos linguistes n’ont jamais avoué leurs limites qui sont celles de leur spécialité.

La sacro sainte règle n° 1 de cette transcription est violée à deux reprises :

Un son  =  deux lettres  ( kw,  gw,.. )

Une lettre  =  deux sons ( occlusif et spirant... )

Est-il une langue au monde qui respecte cette règle dans sa transcription ?

     Ce double viol n’a même pas servi à régler un problème quelconque. Dans le premier cas, l’auteur utilise une réalisation phonétique régionale pour une distinction orthographique ( on se demande comment notre auteur va traiter les homonymes ). Dans le deuxième cas, il occulte la distinction entre occlusive et spirante qui s’avérera capitale dans certaines implications grammaticales, orthographiques et lexicales. A titre d’exemple, la règle n° 4 nous explique que le ‘’k’’ de ‘’ akal ’’  est spirant au nord et occlusif au sud, et que cette différence ne change pas le sens du mot qui est ‘terre’, il est inutile de noter la spirante. Donc, on écrira ‘’ k ’’…

     Ces Messieurs, savent-ils qu’ Imazighen du centre ( Cawi et Mzab) désignent le mot ‘ terre ’ par ‘’ acal ’’ ?

     Et qu’à chaque fois qu’il y a un ‘’ k ’’ spirant dans le nord au centre c’est un ‘’ c ’’ qu’on entend !

     Il en est de même pour la spirante ‘’ g ’’ de ‘ igenni ’, au centre, on prononce ‘’ ijenni ’’ et à chaque fois qu’il y aura ‘’ g ’’ spirant au nord, au centre c’est ‘’ j ’’ qu’on entend !

     Nous constatons que la spirante est la clé qui nous permet de ‘pénétrer’ les parlers du sud et les parlers du centre.

Donc, il est capital de l’identifier et non de l’ignorer.

Finalement, ces spirantes pourraient bien être des diphtongues !

 

 


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