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Classification de verbes

 

En page 55 – chapitre VII (classification de verbes), feu Mammeri écrit :

           « On classe les verbes selon qu’ils offrent au prétérit et à l’aoriste des radicaux identiques ou différents ».

« Verbes du premier groupe » :

« Les verbes à radical constant sont de différentes formes, les plus nombreuses sont des ‘trilitères’ à voyelle ‘zéro’ »

Il cite pour exemples :  

 Ger

 Iger

 Ad iger

 Kkes

 Ikkes

 Ad ikkes

 Ffi

 Iffi

 Ad iffi

 Beddel

 Ibeddel

 Ad ibeddel

 Ruh

 Iruh

 Ad iruh

 

     Dans ces verbes pris pour exemples par feu Mammeri pour, croyait-il nous convaincre de la justesse de sa règle (qui ne saura se généraliser) nous ne dénombrons que quelques cinquante pour cent de verbes ‘ trilitères ’ alors que le reste est de ‘ quatre lettres ’ ou de ‘ deux lettres ’, c’est-à-dire, quadrilitères et bilitères.

     La prétendue règle se basant sur le nombre de lettres constituant les verbes pour les classés en groupes ou catégories ne peut être qu’un raisonnement trompeur.

Si les verbes :  

 Ger

  Beddel

 

           Sont constants au prétérit et à l’aoriste, selon feu Mammeri, par contre au temps ‘ présent ’ ( l’habituel selon les phonétistes ) ces verbes varieront graphiquement. D’ailleurs, quel verbe qui ne varie pas en le transcrivant phonétiquement ?  

 Ger

 Fera

 Gar

 Beddel

 Fera

 Tbeddil 

 

Où est donc cette constance graphique à laquelle fait allusion feu Mammeri ?

Il classa ces deux verbes dans le premier groupe, car au ‘prétérit’ et à ‘l’aoriste’ ils ne varient pas. Il ne les avait pas testés ou alors il n’avait pas du tout réfléchi à les conjuguer dans d’autres temps en rédigeant ce paragraphe. En parlant de verbes du ‘deuxième groupe’ feu Mammeri écrit :

         « Certains verbes offrent au ‘ prétérit ’ une voyelle différente de celle de ‘ l’aoriste ’. »

 - L’alternative peut être :

-- Simple (quand une voyelle est modifiée),

-- Double (quand deux voyelles sont modifiées).

Ecrit-il, avant de poursuivre :

- L’alternative peut être :

-- ‘ pré ’ ‘ poste ’ ou ‘ inter-radicale ’ selon que la voyelle modifiée est, au début, à la fin, ou au milieu du verbe.

Aux lecteurs et lectrices, il donna les exemples suivants :

1) Alternance simple :

a) alternance  A/U.

     ( La première voyelle ‘ a ’ et celle de l’aoriste, la seconde voyelle ‘ u ’ est celle du prétérit ). Nous explique feu Mammeri.

      Explicitement, dans le même verbe nous utiliserons ‘ deux ’ différentes voyelles pour le conjuguer au ‘ prétérit ’ et à ‘ l’aoriste ’ !

La voyelle ‘ U ’ pour le prétérit.  

Ufig.

 j’ai trouvé.

 

- La voyelle ‘A’ pour l’aoriste.  

Ad Afeg.

j e trouverai.

 

      En lisant dans des textes rédigés par nos phonétistes et que nous sommes face le mot : ‘’ Ufig ’’ à deux lignes plus bas, nous lirons : ‘’ ad afeg ’’, que chercher dans le lexique ou dictionnaire :

 Ufi ?

Uf ?

Af ?

Afe ?

Ufig ?

Afeg ?

 

b) Alternance I/A ( voyelle centrale ).

Feu Mammeri donna les exemples suivants :  

 Imlal

 Prétérit

 Il a rencontré

 Ad Imlil

 Aoriste

 Il rencontrera

 

c) alternative U/I,A. 

Feu Mammeri nous explique ceci :

‘’ A ’’ ‘’ U ’’ de l’aoriste correspondent :   - au prétérit ‘deux voyelles’.

‘’ i ’’ aux deux premières personnes du singulier et ‘’ a ’’ à toutes les autres personnes.

Il donna pour exemples, ceci :  

 Ddig

 Teddam

 Teddid

 Teddamt

 Yedda

 Ddan

 Tedda

 Ddant

 

Sous toutes ces conversions, allez trouver qu’à l’aoriste, le verbe fera :  

 Ad ddug

 Atteddum

 Atteddud

 Atteddumt

 Ad yeddu  (ou ad iddu)

 Ad ddun

 Atteddu

 Ad ddun

 Anneddu

 

 

     Le plus peu initié aux langues, non seulement à ta maziptt objet de nos travaux comprendra qu’à travers cette ‘étude’ qui fait beaucoup plus dans la description physique de mots transcrits phonétiquement, feu Mammeri n’offrit à ses lecteur et lectrices que d’infimes bribes d’informations sur la langue berbère.

     Ces instructions, ces bribes cacographiques de ta maziptt sont, pour nous trop hâtivement improvisés pour être prises au sérieux, en considération.

     Ces bribes cacographiques ne sauront servir de leçons à qui veut s’instruire, qui aimerait apprendre ta maziptt, sa littérature, son écriture. Cette façon, cette manière d’écrire ta maziptt sont  beaucoup plus rébarbatives qu’intéressantes.

     Les élèves qui firent expérience avec ‘ta maziptt à l’école’ du HCA de 1995 à 2002 (sept ans) sortirent de ces classes ‘pilotes’ tout comme ils sont entrés, c’est-à-dire, tout aussi illettrés, en ne retenant absolument rien de ce qu’on leur a prodigué, déversé comme leçons de cette ta maziptt au rabais car s’écrivant phonétiquement. Ils quittèrent école tout aussi analphabètes en ta maziptt et en arabe, qu’ils étaient entrés, car, du début jusqu’à la fin du cycle primaire, moyen et secondaire, l’enseignement se résumerait au vocabulaire !

      En français, ils retiennent certaines règles d’orthographe !

Ils ne risquent pas d’écrire :  

 Jévu

Mais ils écrivent

 J’ai vu 

 

   

 


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